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Logo du journal Reflet du Lac de MagogCAHIER SPÉCIAL  www.lerefletdulac.com – Le dimanche 15 juin 2008Vivre a StansteadVendre des pianos viennois dans la région frontalière

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Profession: vendre et réparer des pianos viennois.

Telle est la description de tâches de Mario Bruneau, qui a décidé

d’établir sa place d’affaires à Stanstead, l’an dernier. (photo: Vincent Cliche)

Vincent Cliche vincent.cliche@transcontinental.ca 

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Mario Bruneau a transformé sa passion pour les pianos en véritable métier.

Il vend et répare ces majestueux instruments dans une église qu’il a en

partie transformée en atelier… à Stanstead.

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Pour savoir comment M. Bruneau est arrivé dans la région frontalière, il faut remonter jusqu’en 1971. À cette époque, il était le pianiste de la Casa Pedro, à Montréal. «Les poètes se rendaient au troisième étage de cet endroit pour y lire leurs œuvres, se rappelle-t-il. J’accompagnais ces artistes au piano. Nous n’avions cependant pas d’argent pour effectuer l’entretien de l’instrument. C’est à ce moment que j’ai commencé à m’intéresser à la mécanique du piano.» Grâce à ses nombreuses visites à l’atelier «Montreal Piano», il apprend son art. «Il y avait des tonnes de livres sur le sujet. J’ai donc appris comment accorder un piano et, surtout, la physique des sons.»  

Plus d’une trentaine d’années plus tard, son bagage de connaissances devient relativement impressionnant. L’accordéon devient aussi un instrument qui n’a plus de secrets pour lui. Maintenant devenu conférencier, il se rend au Carrefour mondial de l’accordéon, à Montmagny, afin de présenter une conférence multimédia sur cet instrument encore peu connu au Québec. «Le fabricant Brandoni m’a demandé de le représenter au Musikmesse de Francfort. Ils ont été impressionnés par ma présentation et ont fait appel à mes services. Je ne pouvais pas refuser cette offre.»

Quelques mois plus tard, Mario Bruneau s’envole vers l’Allemagne au plus grand événement mondial consacré à la musique. «Durant mes pauses, j’allais voir les kiosques consacrés aux pianos. Tout à coup, un piano à quatre pédales a attiré mon attention. Le gadget (4e pédale) a piqué ma curiosité et je me suis mis à pianoter. Je suis difficilement impressionnable, mais j’ai été subjugué par la sonorité de l’instrument. J’ai ensuite eu une longue discussion avec les dirigeants de cette compagnie et, en peu de temps, je suis devenu l’unique représentant des pianos Wendl&Lung au Canada.»

Maintenant, le nouvel «homme d’affaires» devait trouver un endroit pour entreposer les instruments et tenter d’en faire la promotion. En 2007, son regard se pose sur une ancienne église du secteur Beebe. Cet ancien lieu de culte deviendra à la fois un atelier, une salle de spectacles et sa propre résidence. Il le baptisera quelques mois plus tard le Grand Frisson.